Rebondissement dans l’enquête de la disparition de la petite Maëlys

L’affaire de la disparition de la petite Maëlys continue d’être à la une de tous les journaux en France.

Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un nouveau rebondissement mais de l’ouverture d’une enquête pour « violation du secret de l’enquête et de l’instruction ».

Le procureur de la république et le parquet de Grenoble accusent en effet la gendarmerie de nombreuses fuites dans l’enquête sur la disparition de la petite Maëlys.

« J’ai ouvert vendredi dernier une enquête préliminaire pour violation du secret de l’enquête et de l’instruction, confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction interrégionale de police judiciaire de Lyon (DIPJ) » a déclaré Jean-Yves Coquillat, procureur de la république de Grenoble.

Agacé par les fuites incessantes sur l’enquête dans la presse, le parquet de Grenoble a décidé de réagir: « Il y a des détails de l’enquête tous les jours dans la presse, y compris ceux que le parquet ne connaît pas, des choses qui n’ont pas à être connues » précise Jean-Yves Coquillat.

Ce genre de procédure est très rare: « C’est la première fois qu’une enquête de ce type n’est pas confiée à l’inspection du service en question » confie le procureur.

Celui-ci ajoute également que des sanctions seront prises si les responsables des fuites sont retrouvés.

« Je juge scandaleuses ces accusations péremptoires de la part d’un magistrat » a réagi le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie.

Il ajoute que ses hommes sont accusés sans aucune preuve et qu’ils « n’ont pas fait de faute jusqu’à preuve du contraire ».

L’enquête fait suite à une plainte de Maitre Alain Jakubowicz, avocat de Nordahl Lelandais, principal suspect dans l’affaire de la disparition de Maëlys.

Niant toujours les faits, le militaire de 34 ans a été écroué le 3 septembre pour enlèvement et séquestration.

Jeudi, une photo tirée d’une caméra de surveillance montrant le suspect dans son véhicule aux côtés d’un petite silhouette avait fuité dans la presse.

Les enquêteurs voulaient prendre le suspect par surprise en lui montrant le cliché. À cause de cette fuite dans la presse, la ruse avait été gâchée.

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